PROBLEMES PHYSIOPATHOLOGIQUES ET THANATOPRAXIE.

 
 
 

Cours en ligne. 
 
PROBLEME PHYSIOPATHOLOGIQES ET THANATOPRAXIE.
 
Ce chapitre s’inspire d’un manuel à l’usage des thanatopracteurs canadiens, il propose des indications tirées de leur expérience en la matière,
la technique n’a guère changée, seule la chimie des fluides et une meilleure connaissance scientifique des maladies on fait évoluer notre art.
 
1 – LES COLORATIONS AVANT LA MORT.
Des colorations sont très souvent apparentes avant la mort, elles doivent ou être enlevées, ou être masquées par le thanatopracteur. Certaines
de ces colorations sont dues à la maladie, d’autre à l’emploi de médicaments, enfin cdertaines sont consécutives à des blessures.
 
A – LA JAUNISSE
Voir au chapitre suivant, c’est la plus fréquente et la plus tenance.
B – LA MALADIE D’ADDISON
La maladie d’Addison est une maladie des glandes surrénales. Ces organes sécrètent de l’adrénaline, laquelle est vasoconstrictice et influence le
débit et la qualité du sang. Lorsque le décès est survenu par maladie d’Addisson ou maladie bronzée, nous constatons une coloration bronzée
qui est due à une pigmentation. Le traitement artériel ne peut pas faire disparaître cette pigmentation mais il peut néanmoins améliorer l’aspect
du corps. Mais attention, il peut aussi l’empirer. Il est bien sûr qu’une solution trop forte pourrait provoquer une déshyddratation qui ne ferait
qu’accentuer la coloration bronzée. En général, on procède dans la maladie d’Addison de la même façon que dans la jaunisse. Même en employant
de faibles solutions et de grandes quantités de ces solutions, ces corps n’ont habituellement pas une apparence satisfaisante et l’on doit masquer
la coloration des tissus par le choix et l’emploi judicieux de cosmétiques appropriés.
 
C – LES ECCHYMOSES
Des blessures subies avant le décès donnent souvent lieu à des contusions. Lorsque les capillaires sont rompus, le sang quitte les capillaires pour
passer dans les tissus adjacents. Peu de temps après l’accident, la coloration s’accentue pour devenir parfois très noire. Si l’accident a eu lieu assez
longtemps avant la mort, les phénomènes de décomposition se seront produits dans le sang ainsi transvasé et alors la coloration aura tourné au
jaune ou au vert, (dégradation de l’hémoglobine).
Comme la circulation ne pourra se faire à l’endroit blessé à cause de la rupture des vaisseaux, il ne saurait être question que le fluide injecté dans
l’artère puisse faire disparaître ces colorations anormales. Un traitement local deviengt nécessaire et l’expérience a démontré que la technique
suivante donnait alors d’excellents résultats lorsque le traitement artériel est terminé, injecter immédiatement sous la peau par voi hypodermique,
un fluide à action décolorante. Faire ensuite un massqage léger de la région, en pressant légèrement pour évacuer, par la perforation de l’aiguille
à injection autant de liquide que possible. Injecter de nouveau une petite quantité de solution, puis laisser pendant quelques temps sur la région
traitée une compresse de coton imbibée de solution hypodermique. On emploi différentes soljutions chimiques pour ce traitement entre augtres,
des solutions d’acide oxalique ou d’hypochlorite de soude à 2 %. Une solution peu astringengte de fluide de cavité à forte teneur d’alcool réussit
d’ordinaire assez bien à réduire la coloration et l’enflure. La région affectée peut alors présenter une teinte légèrement grise qui peut être masquée
avec un cosmétique de nuance appropriée.
 
D – LES TACHES CORPORELLES
Dans les cas affectés par un cancer, il est fréquent de rencontrer des taches brunes juste en-en dessous de la peau. La couleur de ces taches est
à peu près identiques à celles que peut produitre par déshydratation excessive une solution de conservation trop astringengte. Si ces taches sont
considérables, et que l’on se rend compte, après traitement artériel, que les tissus environnants demeurent mous, il faudra faire du traitement
local par voie hypodermique. Enfin, si ces taches apparaissent sur les parties du corps qui doivent être exposées, il faudra les masquer avec un
cosmétique approprié.
Les taches brunes communément appelées taches du foie, ne disparaîtront pas par traitement artériel. Elles aussi devront être traitées avec des
cosmétiques lorsque les autres étapes du traitement seront terminées.
Les marque de naissance ou naevi sont des colorations congénitales et elles sont attribuables à des dépôts mélaniques de pigments. Elles ont
parfois des formes particulières et il arrive qu’elles fassent saillie sur la peau. Excepté dans les rares cas où les personnes, à l’aide de cosmétiques,
ont masqué ces naevi durant leur vie, on ne fais alors aucun traitement particulier. De fait, toute intervengtion ne ferait que transformer
l’apparence naturelle du sujet.
Les mêmes causes s’appliquent lorsqu’on est en présence de cicatrices déformant les traits. Il peut arriver que l’on soit en présence de cicatrices
dans lesquelles se trouve du carbone ou quelque autre matière lui conférant une teinte bleuâtre. Sur requête de la famille, il est alors facile de
les faire disparaître par maquillage approprié.
 
E – LES TACHES EXTERNES
Il arrive fréquemment que les parties du corps devant être exposées sont tachées par des produits comme le mercurochrome ou l’iode. Il est bien
évident que les taches doivent être enlevées ce qui peut être fait très facilement en employant une solution à 5 % d’hypochlorite de soude.
Ce produit n’est d’autre qu’une forme de la solution Dakin qui peut être obtenu dans le commerce sous divers noms. Cette même solution même
solution pourra être employée pour nettoyer les doigts des fumeurs tachés par la nicotine. Une solution à 5 % de sulfate de soude constitue aussi
un excellent détergent. Les poussières huileuse emprisonnées dans les pores de la peau doivent être enlevées en savonnant et en brossant, puis
en rinçant soigneusement la peau à l’eau.
 
F – LES GANGRENES.
La gangrène est une mort tissulaire, conséquence de l’obstruction des vaisseau. Dans la grangrène humide, on assiste à des phénomène de
décomposition dans ces régions. Celles-ci prennent une teinte verdâtre et les gaz qui se développent par sjuite de putréfaction produisent vite
une odeur désagréable.
Les gangrènes qui suppurent et suintent sout particulièrement désagréable. Dans la gangrène sèche, les tissus durcissent. Ces deux formes de
gangrène sont plus ou moins réfractaires à l’injection artérielle en raison même des dégâts subis par les vaisseaux.
Le terme escarre est réservé à la nécrose ischémique de localisation cutané, elle se sépare lentement des tissus vivants de voisinage, s’en
décolle et s’élimine. L’escarre selon le Larousse Médical se définit comme "croûte noirâtre plus ou moins épaisse tendant à s’éliminer, formée
par du tissu mortifié ou sphacèle.
R.VILAIN la définit comme "une complication rapide d’un obligatoire décubitus ches celui ou celle qui ne peut  empêcher la compression
temps plein  de réaliser une ischémie des points de contact, puis une gangrène, là où porte le maximum de poids".
C’est la nécrose traumatique des téguments compris entre le plan du lit et les saillies osseuses, réalisant ainsi une ischémie et donc une
dévitalisation passagère ou définitive d’un territoire cutané par des troubles hémodynamiques artériolocapillaires.
Les escarres constituent de véritables infarctus cutanéodipomusculaires. Leur apparition, en position couchée ou assise, le "bedsore ou
pressure sore" anglosaxon, est le résultat d’une faute thérapeutique de l’équipe médical : source de perte d’autonomie, de souffrance
chez le sujet âgé; source de conflits et de découragement chez le personnel.
 
LES FORMES TOPOGRAPHIQUES DE L’ESCARRE
Les localisqagtions varient selon la position prolongée du malade :
*1 – L’escarre sacrée, en décubitus dorsal. C’est l’une des plus fréquentes. Elle est polymorphe, soit limitée et paraissant enchâssée dans la
peau saine, soit nécrosée avec atteinte des aponévroses sacrées et des insertions tendineuses des muscles grands fessiers, elle est provoquée
par la compression des vaisseaux entre les plans osseux et le plan du lit et favorisée par la macération épidermique ainsi que par des troubles
locaux, régionaux ou généraux (immobilisation prolongée, hémiplégie, dénutrition…).
La guérison est lente. L’abcédation et l’infection surviennent si elle est mal traitée. L’épidermisation est très longue.
 
*2 – L’escarre fessière. Elle se situe à l’apex du pli fessier, unilatérale le plus souvent. La lésion cutanée est minime mais les dégâts sous-jacents,
avec ouverture de la bourse séreuse, infectent la graisse dévitalisée, provoquant un phlegmon malodorant et ceci avant la déchirure de la plaque
noire.
La guérison est courte ; la cicatrisation spontanée, facile et non douloureuse.
*3 – L’escarre ischiatique. Visible surtout chez le malade assis, la saillie osseuse de l’ischion, par sa grande aspérité augmentée chez les sujets
dénutris a tendance à perforer très rapidement les téguments. La lésion cutanée peut être minime. Mais l’escarre, en communication avec
les bourses séreuse, formeun réseau fistuleux, qui va se surinfecter avec les germes urinaires ou anaux.
L’escarre se présente comme un hygroma géangt centré sur le dômpe de la tubérosité ischiatique dont les parois sont épaisses, avasculaires,
sans texture déterminée.
L’ischion peut être le siège d’une osgtéite ou d’une calcification des bourgeons charnus entraînant une suppuration chronique et l’impossibilité
de cicatrisation.
*4 – L’escarre trochantérienne, dans le décubitus latérali. Le grand trochanter de forme allongée, relativement plat, est superficiel. Entre le
grand fessier s’insérant face externe du grand trochanter et le plan osseux, il existe une bourse séreuse collée à la face antérieure du grand
fessier. Celle-ci atteinte, l’extention à l’articulation de la hanche est rapide (arthrite coxofémorale).
La cicatrisation est très aléatoire à cause des poches profondes infectées.
*5 – Talons. Souvent concomitante de l’escarre sacrée. Le plus souvent située au sommet, mais l’escarre est vue à tous les points de contact
du pied avec le plan de repos (plante, bord externe, face postérieure).
Elle peut se manifester par une phyctène opaque, résistante car la paroi est épaisse,  qu’il faut exciser. Elle peut être profonde et atteindre
le calcanéum (périostéite, ostéite).
La guérison est longue car la région est mal vascularisée ; fréquemment la cicatrice sera hyperkératosique, rétractile, instable, jusqu’à
déformer le pied, dont l’appui deviendra impossib le.
*6 – Autres localisations. Tout est possible selon la position qui soumet le sujet à une compression temps plein.
- en décubitus latéral : alléoles externes, bord externe du pied, tête du péroné, face interne des genoux, si un membre repose sur l’autre,
- en décubitus ventral : épines iliaques, crêtes tibiales,
- base de la verge au contact d’un urinal,
- pli fessier inférieur au contact d’une sonde urinaire qui passe sous le malade.
 
 
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  Escarre fessier.                                    Escarre du talon.                         
 
 
 
 
***En cours de traitement informatique***   Suite de ce cours très prochainement***
Texte de l’EFSSM (Ecole Française de Soins et Sciences Mortuaires.
 
 

À propos de thanatofrance

Souhaitant promouvoir la profession de thanatopracteur et d'élaborer également une aide aux étudiants thanatopracteurs, des thanatopracteurs professionnels ainsi qu'un collège de thanatopracteurs avons souhaité mettre en ligne ce site qui nous l'espérons vous apportera toutes les aides en vue de la préparation au diplôme National de Thanatopracteur. Toutes suggestions étant bien venues ! Le Président. POLIMENI Carmel.
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