PSYCHOLOGIE SOCIOLOGIE DE LA MORT.

 

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TABLE DES MATIERES
 
 
PSYCHOLOGIE DES RITES FUNERAIRES.
Hélène GERARD-ROSAY
                         Partie  I  :    sociologie des rites funéraires
                         Partie II  :   le deuil
 
SENS ET SIGNIFICATION DES RITES FUNERAIRES DOUBLE FINALITE DES RITES FUNERAIRES
 
LOUIS-Vincent THOMAS
 
LA RAISON D’ETRE DU RITUEL FUNERAIRE
Annick BARRAU.
 
LA MORT COMME ON LA VIT A TRAVERS LES SIECLES
 
Le Progrès
 
LES PRINCIPALES CAUSES QUI ONT FAIT REGRESSER LES RITES FUNERAIRES DEPUIS LES DERNIERES DECENNIES
 
LES ALYSCAMPS
 
L’IMPORTANCE DES RITES FUNERAIRES
 
"Vivre son deuil et croître" Rosette POLETTI et Barbgara DOBBS
 
FAIRE SON DEUIL
 
Efly LECKER Infirmière, monitrice à l’Ecole de Cadre
 
ACCOMPAGNER UNE PERSONNE EN DEUIL
 
REPERE POUR LA CELEBRATION DES FUNERAILLES
Père Christian Biot
 
 
PSYCHOLOGIE DES RITES FUNERAIRES
 
PARTIE I
 
SOCIOLOGIE DES RITES FUNERAIRES
* Introduction :
1- Les 4 étapes selon Philippe Ariès
a)- La mort apprivoisée
b)- La mort de soi :
c)- La mort de toi
d)- La mort interdite
 
– Conclusion des 4 étapes :
2- Les attitudes devant la mort aujourd’hui
3- Les survivances des rites anciens
4- La désocialisation de la mort
5- La toilette funéraire
6- Deux rituels importants  : thanatopraxie et toilettes funéraire
*Conclusion générale
 
PARTIE II
 
 
LE DEUIL
 
Introduction
 
1 – Modification des rituels de deuil du Moyen-Age à nos jours, les funérailles et le groupe familial en deuil.
2-  Le travail de deuil (douloureuse souffrance)
3-  Le deuil normal, les problématiques du deuil
4- Aspects psychologiques du deuil (deuil pathologique – dépression)
* Conclusion : penser le deuil en relation avec le métier de thanatopracteur.
 
PARTIE I
 
SOCIOLOGIE DE LA MORT ET DES RITES FUNERAIRES INTRODUCTION  :
 
Parler de la mort n’est pas facile, il n’est pas de bon ton d’en parler, d’y penser. Le deuilleur et le défunt sont seuls : il y a déni de la mort.
 
Décrit l’interdit ou le déni de la mort
 
Le malade ou le mourant sont seuls, sous assistés sur le plan relationnel comparé à l’assistance médicale et technique qui les entoure.
 
Problème d’éthique des dons d’organes.
 
L’évolution vers l’accompagnement des mourants s’opère aux dépens de la technique et de ses limites.
 
Evolution du SIDA sur ces considérations importantes pour combler leur incapacité technique (déjà un peu vrai pour le cancer, mais à plus petites échelle).
 
La question de la mort est une question de sens elle n’est pas qualifiable, c’est un peut le but de la psychosociologie de la mort que de redonner un sens à la mort.
 
Les rites soutiendraient les survivants (accessoires, matériels, parures, condoléances, signe du deuil, vêtements de deuil).
 
Séparation actuelle des signes sociaux du deuil, aujourd’hui on ne s’habille plus guère en noir, d’ailleurs les corbillards sont maintenant gris, bordeaux, marine.
 
Il y a tendance à redonner un sens à la cérémonie, à réimpliquer les familles, à donner un rôle à chacun des membres de la famille en deuil, c’est une sorte de prise en charge psychosociologique par la famille.
 
Le processus de mort est susceptible de s’enclencher dès la naissance, nous avons un code génétique et nous sommes sensés ne jamais pouvoir empêcher notre mort.
 
La cryogénie et sa pensée consistent à se faire congeler dans l’azote liquide pour un délai plus ou moins court dans l’espoir de revivre un jour, on imagine que le processus de mort est réverversible, ce qui est contraire à la religion en général.
 
La mort serait un passage pour accéder au monde des ancêtres dans les sociétés négro-africaines. La mort n’est pas une fin du tout, elle est fin de tout.
 
La mort vient du corps, c’est la fin du corps, c’est une fin individuelle, ce n’est pas l’essentiel du fait de la mort, il reste l’esprit selon de nombreuses croyances.
 
La mort peut avoir un sens individuel et ou de groupe, elle perd son sens d’autant plus que de nos jours la mort est devenue individuelle.
 
D’après PH. ARIES les rites funéraires et l’histoire de la mort depuis le moyen âges comporterait diverses étapes 
 
2) la mort de soi
3) la mort de toi,
4) la mort interdite avec la gêne, la honte, l’échec, la mort non naturelle, intolérable.
 
1- La mort apprivoisée
 
Mort pour laquelle on a eu le temps de se préparer au Moyen âge, avec la présence de l’entourage. Il y a un long cérémonial, simple, avec la présence du prêtre qui est l’acteur principal de la cérémonie. La cérémonie est un rituel public par marque d’humanité. La mort est vue comme naturelle et la cérémonie de l’adieu a lieu pour que le mort ait une bonne mort. La tombe individuelle n’existe pas au Moyen Age, sauf pour les très riches.
La mort apprivoisée c’est la mort décrite des chevaliers des chansons de geste, et des anciens romans du Moyen-Age. On meurt quand on sait qu’on va mourir ou alors il s’agit de mort subite (peste, épidémies) et alors elle est exception, on n’en parle pas. Dans la période de la mort apprivoisée on est averti de sa mort, exemple : Roland de Roncevaux "sens que la moàrt le prend tout de sa tête elle descend vers le coeur" etc… Les moines, les chevaliers savent dans les romans par conviction intime et par des signes naturels que la mort les guette, elle est reconnue spontanément. Ils prennent alors leurs dispositions  c’est à dire qu’ils obéissent à des rituels dictés par d’anciennes coutumes et des gestes rituels qu’il faut faire lorsqu’on va mourir : ôter ses armes, se coucher au lit, c’est le gisant au lit malade. Lancelot qui est un héros des romans des romans de la Table Ronde étend ses bras en croix et torne sa tête vers Jérusalem. De même pour Iseult retrouvant Tristan, elle se couche près de lui et se tourne vers l’Orient.
A partir du 12ème siècle, on représente les gisants couchés : la mort se présente les bras étendus, gisant. C’est une attitude prescrite par les curés, alors que les juifs se retournent vers le mur en attendant la mort.
Puis viennent les complaintes de regret de la vie, puis le pardon des compagnons, des assistants qui entourent le gisant. Puis c’est l’heure de la prière : on bat sa coulpe (mea culpa) c’est un raccourci du futur confiteor, gesgte des pénitents au 16ème siècle et 18ème siècle on l’appelle les "recomandaces" et cette prière est sensée sauver l’âme du gisant de tous les périls.
Puis vient l’absolution, le prêtrelit les psaumes et absout. L’extrême onction, aujourd’hui onction des malades, prière des malades, pour les clercs, les moines et le corpus dei pour les autres mourants achèvent les prières.
Donc on attend la mort au lit" gisant au lit malade" la mort est une cérémonie publique et organisée par le mourant qui préside et connait le protocole. C’est une cérémonie publique, la chambre du mourant se changeait en lieu public, on y entrait librement. Il y avant les parents, les amis, les voisins, mais aussi les curieux, les enfant. Aujourd’hui les enfants sont écartés le plus possible des rites de la mort.Au Moyen-Age le rite mortuaire n’était pas dramatique, et l’émotion n’était pas excessive.
La mort apprivoisée celoa signifie des gens inertes et qui regardent la mort comme familière et proche avec indifférence. Tandis qu’en 1995 on a peur de la mort, elle est sauvage dit Philippe ARIES.
 
2- La mort de soi.
 
Elle revêt les critère de la mort apprioisée. La mort de soi prend le dessus par rapport à l’approche de la mort naturelle. Il y a apparition de l’idée de jugement dernier (bonne et mauvaie réalisation dans la vie qui pèsent pour le paradis ou pour l’enfer après la mort). L’idée d’expiation des fautes, le phénomène d’inquiétude, du quant à soi avec l’espoir de résurrection, sont typiques de la mort de soi.
 
 
 

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Souhaitant promouvoir la profession de thanatopracteur et d'élaborer également une aide aux étudiants thanatopracteurs, des thanatopracteurs professionnels ainsi qu'un collège de thanatopracteurs avons souhaité mettre en ligne ce site qui nous l'espérons vous apportera toutes les aides en vue de la préparation au diplôme National de Thanatopracteur. Toutes suggestions étant bien venues ! Le Président. POLIMENI Carmel.
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