L’euthanasie – Débat. Source : Samuel Pruvot. – La position de l’église sur l’euthanasie « Un évèque s’adresse à ceux qui veulent mourir dans la dignité

Comme on le constate sur la carte ci-contre, la légalisation de l’euthanasie ne concerne donc qu’une minorité de pays à l’échelle européenne.

 

Débat sur l’euthanasie.

Toujours en embuscade, l’euthanasie a surgi dans la campagne présidentielle avec la proposition de François Hollande. Ce serpent de mer politique suit une stratégie médiatique décrite dans  un essai très documenté de Tugdual Derville dont nous publions les bonnes feuilles en exclusivité. A l’échelle européenne, des contres-feux s’allument.

L’euthanasie est entrée en campagne.  François Hollande est le premier à être sorti du bois, le 26 janvier, en présentant ses « 60 engagements pour la France ». En apparence, les choses sont claires. D’une part, il y a  les candidats comme Eva Joly ouMélenchon qui se déclare « pour » la légalisation de l’euthanasie. Et puis d’autres, comme Christine Boutin, qui sont clairement « contre ». Entre les deux, la réalité politique ne se dessine pas forcément en noir et blanc, surtout quand il s’agit d’un enjeu sociétal aussi intime. Il faut décrypter la sémantique-faussement limpide et le contexte de certaines déclaration officielles.  Tout en sachant que ce genre de décision – légaliser ou pas – appartient au secret des candidats. Elle engage au final leur conscience souvent vulnérable à l’air du temps euthanasique.

Dans sa proposition 21 , le favori socialiste de la présidentielle promets donc que « toute personne majeure en phase avancée au terminale d’une maladie incurable « pourra » bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Le mot euthanasie n’apparaît pas, mais ce non-dit ne trompe personne. Le candidat PS avance à petits pas, sans bruit, avec une sémantique ouatée.  « Hollande est un « gradualist », affirme Christophe Prochasson, auteur de La gauche est-elle morale ? chez Flammarion. « Il estime qu’il ne faut pas forcer l’Histoire contrairement à certains « révolutionnaires » du PS. Il faut juste attendre que la société soit prête…  » En 2012, le moment serait donc venu. L’intérêt des candidats consiste souvent à en dire le moins possible sur ce point. Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale et président du Collectif Plus Digne la Vie, leur a justement adressé une lettre le 2 février pour les obliger à sortir du mutisme. Les candidat qui s’engagent personnellement et parlent avec clarté sont rares.

La politique des non-dits domine donc à droite comme de gauche y compris à l’UMP. François Fillon et Xavier Bertrand ont, il est vrai, exprimé leur opposition à la légalisation de l’euthanasie début 2011. Mais tous les élus UMP ne partagent pas leur opinion. L’historien Michel Winock, auteur de La droite hier et aujourd’hui chez Tempus, explique : « Il y a parfois un sentiment de flou à l’UMP pour la bonne relation que les traditions libérales et conservatrices  s’affrontent. Le Président candidat essaye de ménager les uns et les autres… ».

Durant son mandat, Nicolas Sarkozy a certes résisté au sirène de l’euthanasie. Mais pour la suite ? Un conseiller de l’Elysée assure : « je n’ai pas échangé avec lui sur l’euthanasie. Mais dans cette période de crise où la société perd ses repères éthiques, la légalisation serait un facteur supplémentaire de déstabilisation ». Sera-t-il entendu ?

La loi Léonetti, un rempart bien fragile

Au Modem, en apparence, le problème est déjà réglé. Pour François Bayrou, il faut s’en tenir à la loi Léonetti de 2005  sur la fin de vie, qui postule un  ni-ni : ni acharnement thérapeutique  ni euthanasie. Marielle de Sarnez, sa directrice de campagne, précise : « Avant de demander une nouvelle loi nouvelle, ce serait bien d’appliquer celle qui existe, quitte à l’évaluer ensuite ». Mais le rempart de la loi peut être bien fragile, d’autant qu’il n’est pas sans faille (Voir entretien avec Tugdual Derville dans même texte). Légaliser l’euthanasie constituerait-il une transgression pour le Modem ? « Non, nous ne sommes pas dans cette logique-là répond Marielle de Sarnez. François Bayrou comprend la souffrance, il a un regard « humaniste… »

Le candidat du centre reste donc assez secret sur la question « Face à la mort, Bayrou est traversé par des sentiments contradictoires », analyse Pierre Taribo qui publie Le paysan qui rêvait d’être président (Edition du Moment). « Il s’abrite derrière la loi Léonetti, mais on le devine tiraillé. Les jeunes militants lui réclament une position plus affirmée en faveur de l’euthanasie active. »

Du côté du Front national, l’euthanasie est publiquement rejetée par la candidate. « La légalisation ? C’est clairement non ! « , affirme la vice-présidente du FN chargée des Affaires sociales, Marie-Christine Arnautu. « Nous craignons  des dérives catastrophiques, même si la loi est « encadrée ». Cette proche de Marine Le Pen, mère d’un enfant handicapé, ajoute : « Légaliser l’euthanasie  serait une chose très dangereuse à une époque où la solidarité nationale est proche de zéro ». Même si là encore, les positions de principe sont fragiles,  comme l’exprime Patrice Machuret, auteur d’une biographie intitulée  Dans la peau de Marine Le Pen au Seuil : « Marine Le Pen se veut une femme de son temps, « moderne » et « pragmatique ». Si demain 80 % des français se déclaraient en faveur de l’euthanasie irait peut-être. Elle n’a pas vraiment d’armature idéologique sur les sujets de sociétaux : elle écoute les sondages, le « peuple » et son propre ressenti ». Si les candidats étaient mieux armés, les citoyens seraient moins désarmés.

Bibliographie : Le débat piégé.

Bonnes feuilles

Délégué général de l’Alliance Vita, Tugdual Derville a mené l’enquête sur les sept affaires d’euthanasie qui ont défrayé la chronique ces dix dernières années.  Et il rétablit la vérité dans  « La bataille de l’euthanasie« . Extraits exclusifs. Sélection réalisée par Charles-Henri d’Andigné.

Extrait du livre « La Bataille de l’euthanasie par Tugdual Derville. Préface du Dr Xavier Mirabel. Parution du16 février 2012.

===>  SEPT MORTS « PAR AMOUR »

* « Il vaut mieux que tu meures plutôt que tu vives. » Enoncée au non de la dignité humaine, la phrase peut retenir dans le coeur de ceux qui souffrent pour un proche. Au risque de se muer en funeste verdict, par un passage à l’act. […]

Une décennie d’euthanasie – ou de suicides – médiatiques fit ainsi défiler sept drames dont la succession et l’articulation posent des questions cruciales.  Peut-on octroyer à l’amour maternel ou à la compassion soignante la prérogative d’administrer la mort ? Peut-on faire peser sur la fonction parentale ou médicale une telle responsabilité ? Peut-on exonérer de l’interdit du meurtre le « meurtre par amour »,  et considérer finalement que certaines vies méritent d’être achevées coûte que coûte ?

Sur le moment, chaque affaire d’euthanasie a fait vaciller l’opinion en la noyant dans l’émotion. A distance de l’événement, la mise en perspective apporte un tout autre éclairage. Ainsi peut-on relire le retournement médiatique radical que connut  l’affaire Malèvre (1) Stupéfiant cas d’école ».  (1) Infirmière de Mantes-la-Jolie accusée de sept meurtres de malades et condamnée en 2003.

==>  AFFAIRE HUMBERT, L’ARME DES LARMES

« Elle l’a fait » Je ne suis pas près de l’oublier ce matin-là. La France entière apprend le passage à l’acte de Marie Humbert. En ce jeudi 25 septembre 2003 au matin, Xavier Mirabel, médecin cancérologue et actuellement président d’Alliance Vita, m’appelle brièvement de Lille. Nous sommes tous les deux atterrés.

A Berck, Marie Humbert est donc passée à l’acte. Un geste fatal annoncé. Vincent, nous dit-on, n’est pas encore mort. L’émotion est à son comble. Attentifs depuis des années au dossier sensible de l’euthanasie, décidés à être particulièrement vigilants sur l’exploitation des « faits divers », nous mesurons immédiatement tous les deux l’impact politique du geste de Marie, au-delà de l’effroi que ce drame familial nous inspire, et même si la mère de Vincent n’en est pas consciente à ce moment -là.

Habitués à côtoyer et accompagner des personnes confrontées aux plus lourdes épreuves de la vie, nous savons que l’épreuve qui provoque, ce jour-là, la une de tous les médias n’est pas si différente d’autres endurées dans le secret, derrière les murs des habitations et des hôpitaux, dans l’intimité des vies familiales. Celles-là n’émeuvent que ceux qui les vivent. Mais nous savons aussi que l’histoire de Vincent est exceptionnelle et qu’elle va avoir des conséquences considérables. Des conséquences que nous pressentons accablantes. La dépendance de Vincent est abyssale : »aveugle », « muet », « tétraplégique », « souffrant ». Le rappel des maux fait tomber sur nos épaules une chape de fatalisme. Lorsqu’il sera confronté à Marie Humbert sur un plateau de télévision, Xavier Mirabel les gardera en mémoire, car pareille épreuve incite à la délicatesse. Au risque de désarmer  ? Car les promoteurs de l’euthanasie , échaudés par le cruel « retour de bâton » de l’affaire Malèvre , semblent tenir leur cas inattaquable. Un cas absolument limite. Celui auquel il n’osaient rêver même si – facteur notable à nos yeux – Vincent n’était aucunement en fin de vie.

Face à la souffrance évidente d’une mère, à la demande réitérée d’un fils, nous ne nous sentons pas réagir. Que dire – sans faute de goût – qui soit audible ? Nous pensons qu’une déferlante  émotionnelle va noyer l’opinion, qu’un trop plein de larmes va aveugler les Français. Qu’on le veuille ou non, les larmes ont quelque chose d’incontestable.

==>  LE TEMPS DE LA JUSTICE

Place à la justice ! Son traitement des faits divers est un enjeu clé pour les groupes de pression impliqués dans leur orchestration médiatique. Mais la machine judiciaire est construite pour leur résister, du moins en démocratie. Banderoles, vociférations, gesticulations d’avocats devant les caméras… tout ce qui se passe en marge des prétoires, voire dans le public des salles d’audience, vise en réalité des médias. Les magistrats, qui se tiennent à distance dans leurs robes surannées, semblent inoxydables, comme appartenant à un autre monde, d’un autre temps, avec d’autres codes. Et c’est heureux. Quelle que soit notre impatience légitime pour que justice soit faite, faire justice prend du temps et réclame de la sérénité. Commenté, exploité, chahuté, le temps judiciaire n’a pas la valeur superficielle du temps médiatique. Ce dernier s’y casse souvent les dents. Entre l’acquittement médiatique de Christine Malèvre, en deux temps trois mouvements, sans défense pour ses malheureuses victimes – une exonération de responsabilité aussi expéditives que le lynchage médiatique des contradicteurs de l’infirmière – et sa double condamnation en cours d’assises, cinq ans plus tard, quel abîme ! Il a bien fallu un appel et une seconde condamnation, plus lourde que la première, pour le réaliser vraiment et aider les Français à le réaliser. »

===>  « CEUX QUI VONT MOURIR NOUS APPRENNENT A       VIVRE »

La maladie puis la fin de vie de mon père m’ont beaucoup enseigné. La maladie d’abord, qui nous a brutalement fait basculer dans une tout autre relation que celle, cordiale mais presque convenue, qui s’était établie à partir de l’adolescence. Jamais je n’aurais pensé ni espéré qu’un tel rapprochement soit possible. Au point que je m’interroge aujourd’hui : faudrait-il attendre la dépendance et la vulnérabilité de nos proches pour approfondir les relations que l’autonomie réciproque peuvent rendre distantes ? Il ne s’agit surtout pas ici de nier les profondes souffrances – pas seulement morales – qu’à endurées « notre » malade, et qu’il a certainement dû affronter avec une bonne dose de solitude, malgré l’intense présence de son épouse et celle des soignants. Mais la souffrance et l’angoisse  peuvent à la fois séparer des êtres et provoquer leur rapprochement. Voire les unir comme jamais.  Le lien entre mes parents a ainsi semblé s’intensifier pendant cette épreuve. Jusqu’à cette mort qui a laissé à ma mère un sentiment d’accomplissement malgré sa peine.

Quant à moi, je garde un souvenir précieux de tous ces mois où nos relations père et fils, sans aucunement sombrer dans l’impudeur, étaient tout simplement devenues intimes, affectueuses et confiantes. Notamment à mes yeux grâce au rapprochement des corps, d’une façon qui me laisse à posteriori un sentiment d’émerveillement et de paix. Nos rencontres dans sa chambre eurent souvent quelque chose de joyeux. Finalement, elles furent plus adultes et vraies qu’auparavant. Chacun des membres de la famille a ainsi joué son rôle, selon ses talents personnels, en réponse aux besoins du patient et de celle qui l’aidait « en première ligne ».Fallait-il cette maladie, qui était pourtant un énorme souci pour tous, pour nous permettre de prendre soin de mon père, au crépuscule de sa vie et pour qu’il nous y invite lui-même ? Mystère… Aux derniers jours, la phrase mise en exergue par Marie de Hennezel dans son tout premier livre (1) a, pour moi, pris réalité au milieu  du dénuement total : « Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre ». »

(1) La mort intime, préface de François Mitterrand – Robert Laffont, 1995. 

AVIS PARTAGES :

La pétition Carton Rouge à l’euthanasie :

Extrait de cette pétition.

Appel : Carton rouge à l’euthanasie

Carton rouge à l'euthanasie

Mesdames et Messieurs les candidats,

Nous constatons que certains candidats à l’élection présidentielle 2012 intègrent à leur programme la légalisation de l’euthanasie. C’est une grave menace pour la vie des citoyens les plus fragiles et pour la société tout entière. Cette menace est d’autant plus insidieuse que le mot euthanasie n’est pas toujours employé, alors que cette euthanasie serait possible pour des personnes qui ne sont même pas en fin de vie ou qui exprimeraient uniquement des « souffrances psychiques » !

La protection des personnes dépendantes ou gravement malades est un impératif humanitaire. Aucune loi ne devrait se permettre de transgresser cette exigence fondamentale de la démocratie. Par un vote historique, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe vient de le rappeler : « L’euthanasie, dans le sens de l’usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite. » (Résolution du 25 janvier 2012)

Aujourd’hui, nous vous demandons solennellement de vous engager dans un plan de prévention du suicide, d’aide aux personnes dépendantes, de développement des soins palliatifs et de lutte contre l’acharnement thérapeutique excluant explicitement toute pratique euthanasique.

Soigner n’est pas tuer : nous sommes décidés à ne pas voter pour un candidat qui persisterait à présenter l’euthanasie comme solution aux épreuves de la dépendance et de la fin de vie.

Télécharger ici la version imprimable de l’Appel : Carton rouge à l’euthanasie et faites signer par votre entourage

Connexion à la page Pétition (Cliquez sur ce lien)

DES IMAGES QUI NE DOIVENT PAS NOUS LAISSER INDIFFERENTS :

 

 

LA POSITION DE L’EGLISE FACE A L’EUTHANASIE :

Un évèque s’adresse s’adresse à ceux qui veulent mourir dans la dignité.

Voir des êtres chers terminer leur existence  dans un état de décrépitude ou dans des souffrances trop pénibles remplit de pitié et suggère de se protéger contre cela. Ne vaudrait-il pas mieux pouvoir se donner la mort ? Ne vaudrait-il pas mieux pouvoir abréger la vie de quelqu’un qui souffre trop ? Le croyant prie pour être délivré de l’épreuve  Il souhaite parfois hâter la fin de sa vie, de la vie ?  Quelqu’un pourra donner sa vie tel celui qui la risque pour sauver un autre, tel le Père kolbe à Auschwitz qui marche librement à la place d’un père de famille. L’église en fait un saint à l’image de jésus Christ.

Pour l’église catholique, il n’est pas permis de se donner la mort, il n’est pas permis de donner la mort. Elle ne se reconnait pas le droit de déclarer bon et légitime un acte qui consiste à donner la mort même si quelqu’un la réclame comme une délivrance.

Cette position s’appuie sur notre foi. Nous croyons que Dieu est maître dernier de la vie et de la mort. La mort est la marque de notre condition de créature fragile et produisant parfois le mal. Celui que nous croyons Dieu fait homme, Jésus a assumé la mort et même à travers l’atroce supplice de la croix. Il s’est révolté contre elle. Il supplié qu’elle lui soit épargnée, mais il a acceptée prenant totalement notre condition humaine, il a fait de sa mort le don de sa vie pour ses frères, donnant à toute vie et à toute mort humaines un sens possible que le Père a ratifié en le ressuscitant d’entre les morts. A cause de Jésus Christ ressuscité, nous croyons  qu’aucune situation n’est définitivement désespérée ou absurde.

Le pape Pie XII en 1957 dans un congrès de médecins reconnut la légitimité de l’emploi des calmants pour apaiser les douleurs des derniers instants, même si cela devait abréger la vie ce qui ne signifie pas  qu’il faut plonger  systématiquement les mourants dans l’inconscience.

Et l’on site actuellement beaucoup la clinique que des religieuse, Oblates  de l’Eucharistie  ont ouverte dans la région parisienne en se donnant pour but d’accompagner des malades jusqu’à leur mort et de les soulager tout autant que de les guérir.

Source : Monseigneur François MACARY, ancien év-èque de Nice 1984,                                   décédé le 26/03/2007.

 Mgr Saint Macary

 

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